2020 : La fin du e-commerce

Le ecommerce en 2020

ecommerce en 2020


Une étude réalisée par la FEVAD a permis de projeter l’état du e-commerce en 2011 ainsi qu’une étude prospective pour 2020. Cet article sera décomposé en deux post ; le premier fera un état actuel, et le second permettra d’étudier les perspectives pour 2020.
Le rapport de la FEVAD mentionne « une extinction du e-commerce » dans les dix prochaines années. Que peut-on entendre par « fin du e-commerce » ? Parle-t-on d’une extinction ou d’une mutation ?
Je tenterai de reprendre au mieux les éléments importants du rapport pour vous donner une vision à la fois globale et approfondie. Le but étant de vous faire sentir certaines choses.


Introduction :


Le e-commerce comporte actuellement des aspects positifs pour les consommateurs qui seront toujours là dans 20 ans :
- Facilité de recherche pour trouver un produit
- Achat impulsif à n’importe quel moment de la journée ou nuit
- Avis des clients…
Il n’est pas questions d’enterrer le e-commerce mais plutôt de développer sa proximité avec le réseau physique. Les consommateurs auront toujours besoin d’un contact avec le vendeur pour se sentir rassurer et voir le produit en vrai. De plus, Les boutiques physiques auront toujours l’avantage de mettre à disposition le bien directement après l’achat.
Le but est donc d’insérer le e-commerce comme une expérience d‘achat intégrée totalement dans la vie réelle.
Du côté des e-commerçants, la tâche sera plus complexe car les e-business seront beaucoup plus ouverts qu’avant avec une tournure cross canal plus importante permettant l’hyperconnectivité.
Etat actuel du e-commerce en 2011 :
- PriceMinister est devenu Japonais
- Amazon fait des ventes privées
- EBay achète GSI
- Facebook devient une plateforme e-commerce plus importante que Google
- Intervention forte du social shopping et du mobile dans le mix-media…


Retour en arrière :


C’est en 1996 que les premiers e-commerces on t commencés à naitre. Parmi les précurseurs, ont retrouve La Redoute, Yves-rocher, Banque Directe, les 3suisses (avec véritablement du paiement en ligne)… L’intention était bien là, mais les efforts restaient encore importants pour parvenir au résultat que nous connaissons aujourd’hui.
Au début la France n’était pas en tête des chiffres du e-commerce en Europe et avait même un sérieux train de retard. Les internautes français étaient réticents et pas assez nombreux.
Au niveau technique, là aussi la tâche était ardue. Amazon avait par exemple plus d’un millions de références, mais aucun moteur de recherches pour les trouver. Les pages se chargaient très lentement et…, Enfin vous n’avez surement pas oubliés cette glorieuse période. Pour certains commerces, les problèmes techniques représentaient parfois 80% des coûts.
En terme de stratégie commerciale, rien de très compliqué, car le nombre de concurrents reste encore restreint. Il fallait tout simplement être moins cher que les réseaux de distribution physique. Très vite la priorité pour tous est devenue la visibilité sur internet. On découvre rapidement la potentialité du web pour acquérir de nouveaux clients et récolter de la data. L’achat au coût par mille fait surface avec l’utilisation des bannières publicitaires ayant parfois des taux de clics de 10% ! (contre moins d’un pourcent aujourd’hui)
Les objectifs et réflexions stratégiques restent les mêmes en réseau physique ou en ligne : faire de la conversion. Néanmoins, certaines tendances commencent à se dégager : Le choix, le prix et le service.
A l’époque, la grande distribution avance plus doucement dans la vente en ligne. Les mentalités ont changées mais les retailers sont prudents. Le premier « clic and mortar » à s’insérer en 1998 est la Fnac qui définit un système intéressant. Les e-commerces cessent peu à peu de distribuer pour devenir des porteurs de solutions. (Comment vend-t-on nos produits?)
A cette même période, le discount arrive avec Cdiscount. Les pure players sont contrains de définir des nouvelles règles et manières d’appréhender le commerce.
En parallèle, le e-tourisme qui représente aujourd’hui 40% du CA du e-commerce débarque sur internet. Qui pouvait imaginer un tel avenir pour les voyages en ligne ?
En 1999, c’est l’arrivée d’Agnès B, Kodak, Damart, Kookaï… Les technologies sont plus stables et performantes. Le one-to-one commence aussi à faire son apparition, même si les outils ne sont pas encore très poussés.
En 2000, la connexion haut débit bouleverse les mœurs. Plus de connectés, plus de e-commerces… le client est rassuré et l’avenir du e-commerce s’annonce fleurissant.
Le discount, la promo et les bonnes affaires étaient les éléments qui régissaient le commerce en ligne à cette époque. Les campagnes d’emailing n’englobaient pas encore la notion de spam et l’e-marchandising laissait toujours à désirer.
Google bouleversa tout le paysage du e-commerce avec son algorithme de référencement naturel et ses liens sponsorisés au coût par clic. Les entreprises se battent alors pour être bien positionnées et placer leurs produits en première position.
Mais le e-commerce est également une affaire de logistique et de lois ayant participer à son évolution et jouant un rôle considérable jusqu’à présent.


Aujourd’hui :


En France, on regroupe aujourd’hui 85 000 e-commerces, soit beaucoup moins que chez certains voisins européens. Les marques arrivent en force et les consommateurs transforment complètement leurs habitudes.
interet e-commerce 2011
La France, l’Angleterre et l’Allemagne représentent à eux seuls, 70% des ventes en Europe.
Le moyen de paiement le plus utilisé reste la carte de crédit avec plus 42%, suivit du virement bancaire à 14% et du paiement vocal par téléphone avec 9%.
Un phénomène curieux est enregistré dans le e-commerce mondial : il n’y a pas de mélange. Pratiquement aucune percé des e-commerces d’Europe vers l’Amérique et vice et versa.
En France, les principaux leviers entrainant l’attractivité de l’e-commerce se résume majoritairement au gain de temps et aux politiques de prix bas. Le reste concerne les comparatifs de produits et le fait de pouvoir acheter à n’importe qu’elle heure de la journée.
Un des éléments qui a bouleversé l’e-commerce est le mobile. Plusieurs millions de détenteurs de Smartphones en France passent un temps considérable sur internet chaque jour. Un téléphone sur trois vendu en France est un Smartphone. Quand au m-commerce, il a déjà séduit près de 3,5 millions de français. L’internet mobile se déploie et se développe beaucoup plus vite que l’internet fixe. Le futur sera selon les experts 100% mobile.
Aujourd’hui encore, plusieurs freins persistent et notamment dans des problématiques liées au cross canal. En effet, peu de commerces parviennent à tisser un lien correct et source de valeur ajoutée entre le réseau physique et le commerce en ligne. La cannibalisation des ventes demeure aussi un souci majeur pour plusieurs acteurs qui n’osent à cause de cela pas se lancer dans l’aventure en ligne.
Le taux de croissance du e-commerce est réellement autour des 5%. En termes de rentabilité, seulement un e-commerce sur quatre est vraiment rentable. Plus les investissements marketing sont élevés, plus le trafic et les acheteurs seront nombreux sur le site. Une e-boutique doit être vue comme l’épicentre de l’activité commerciale d’une marque et inciter ses consommateurs à prendre des habitudes de consommation en multicanal. L’incitation aux offres additionnelles peut parfois être perdue entre les boutiques et e-boutiques. Les vendeurs ne connaissant pas forcément les ventes réalisées sur le site. Au niveau de l’organisation logistique, des acteurs comme Cdiscount ont pu mettre en place un réseau efficace entre les achats et les retraits en magasins Géant Casino. Ces derniers étant également entretenus par des vendeurs qui animent les points de retrait. La réflexion autours du cross canal s’effectue partout de la même façon :
- Exploitation des données et historiques d’achat
- Adaptation de l’offre selon les canaux
- Expérience utilisateurs sur internet et en magasin…
Sur certains e-commerces, devenir fan de la marque sur Facebook peut entrainer des réductions en magasin.
Tout cet écosystème a entrainé une modification du comportement de l’acheteur. En 2011, un consommateur a un large choix de produits sans limitation de barrière géographique. Le consommateur gagne aussi en agilité. Plus de 81% des achats en magasin ont préalablement étaient préparés sur internet. 66% des internautes auraient déjà donnés leur avis sur un produit/service. Mais surtout, le consommateur est exigeant tant sur les prix que sur la qualité.
Selon Stéphane Hugon, nous traversons actuellement avec le web social une phase de ré-enchantement qui était perdue depuis les années 90. Les internautes affectionnent tout particulièrement les espaces communautaires où une nouvelle dimension sociale se crée. Facebook en tête de liste, met en place un système de commerce social où le mot d’ordre est : acheter, c’est communiquer.
Le nombre de supports s’étant élargis, le tunnel de conversion s’avère plus complexe qu’autrefois. Plus de chance de convertir un consommateur, mais aussi plus de chance de le perdre.
Les priorités actuelles pour les e-commerçants à notre époque sont :
- la différenciation par le positionnement
- la définition d’une offre pertinente
- l’investissement dans le branding
- L’exploitation du mobile
- L’utilisation du social shoping
- Le ciblage
Le social est un des enjeux les plus importants de notre époque. Facebook connect est une fonction qui permet d’utiliser ses identifiants Facebook pour pouvoir se connecter sur d’autres sites pour ainsi exploiter ses données personnelles. Amazon s’en sert par exemple pour faire des recommandations d’achat en fonction des amis et de leur date anniversaire. Best Buy quand à lui répond sur Twitter à des milliers de questions sur différents produits. Les consommateurs peuvent donc s’adresser à des vrais vendeurs via les tweets. L’interaction motive donc par la suite l’achat du produit.
Enfin, le mobile permet souvent de lier le canal du online au offline par des systèmes de reconnaissance visuelle. Certains sites mobiles génèrent plus de ventes que les sites internet traditionnels où sont mieux conçus selon certains utilisateurs.


Qu’en sera-t-il du futur ?
Rendez-vous dans le prochain article…

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Une réponse à “2020 : La fin du e-commerce”

  1. anahide dit :

    Qu’en sera-t-il du futur ? ????????

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