Et si on pouvait vendre sur Facebook…

vendre sur facebook, c'est possible

vendre sur les réseaux sociaux

Est-il possible de faire de Facebook la plus grosse plateforme ecommerce au monde? Facebook pense que oui, et ils ne sont pas les seuls. Paypal, la plus importante plateforme de paiements en ligne, annonçait fin 2010 le lancement de son système de micro-paiement couplé d’un partenariat avec Facebook. L’année précédente, Paypal avait également lancé Paypal X, une API qui permet de complètement intégrer le système de paiement dans les sites marchands sans redirection aucune. Résultat: Tout développeur peut aujourd’hui proposer à la vente sur Facebook tout type de produits, sourcés directement de n’importe quelle plateforme ecommerce, et résumer la transaction à deux clics. Grâce au micro-paiement, des petites sommes (10, 50 centimes) pourront être dépensées sans quitter Facebook.

Technologiquement, les choses sont plutôt séduisantes, mais dans la pratique, tout reste encore à faire. Les représentants des entreprises marchandes sur Facebook sont community managers pour la plupart, et les utilisateurs ne font pas particulièrement usage de Facebook pour acheter des biens. Après tout, Facebook est un lieu de socialisation, et c’est bien la raison pour laquelle ça marche. Et pourtant, faire du cash sur Facebook est une idée si alléchante que cela pourrait bien devenir la grande tendance de 2011: L’avènement du fcommerce.

Enter Boosket. Boosket est une application qui permet d’installer une boutique sur une page Facebook, et de faire la promotion des produits via sa communauté. L’installation est simple, conçue pour être manipulable par tout utilisateur familier avec les applications Facebook. Il suffit de renseigner quelques champs, et optionnellement de soumettre un flux RSS de produits, pour que la boutique soit lancée. Ayant intégré les dernières avancées de Paypal X, Boosket permet ensuite aux utilisateurs de Facebook de réaliser des achats sans quitter la plateforme sociale.

Comme il a été répété maintes fois, Facebook est un puissant moteur de recommandation sociale. L’objectif pour Boosket est également de développer une solution qui optimise la viralité des produits diffusés. Son modèle de viralité? La monnaie virtuelle Facebook, que Boosket compte échanger aux utilisateurs contre des likes et tout autre mode de partage de produits. L’application propose également aux vendeurs la possibilité d’appliquer des réductions, voir même de privatiser les ventes.

Boosket n’est pas le premier venu sur ce créneau: Payvment, une startup fondée en 2007 et basée à San Francisco, offre du côté front une solution très similaire. Via son API, Payvment permet également à tout développeur de bâtir sa propre boutique sur Facebook. Mieux encore, durant toute sa phase beta, Payvment est entièrement gratuit, alors que Boosket fait payer ses options avancées. Comment Boosket compte-t-il percé face à un leader gratuit? La stratégie des deux entreprises se distinguent au niveau des marchés ciblés: Boosket travaille des partenariats avec des plateformes ecommerce et des optimisateurs de flux marchands dans le but d’accompagner les communautés emarchandes vers le fcommerce en toute tranquilité. Avec son offre modulable et payante, Boosket s’adresse aux ecommerces munis de réseaux de distribution déjà bien établis, et désirant étendre cette distribution à la plateforme sociale la plus fréquentée au monde. Sur le site de Payvment, pour rassurer les utilisateurs sur la gratuité précaire du service, il est précisé que: “ En échange de votre aide et de vos feedbacks, votre boutique Facebook restera gratuite, même une fois que la phase beta sera achevée”. A moins que Payvment ne revienne sur ses dires, la startup n’aura probablement pas d’autre choix que celui de prendre une part sur les paiements transitant via sa plateforme. Avec ces différentes politiques de pricing, à toutes choses égales par ailleurs, Boosket représentera forcément une solution plus rentable pour les gros vendeurs.

Ceci dit, tout cela ne règle pas le problème du community manager qui va se retrouver propulser aux commandes de pages Facebook qui devront répondre à des logiques commerciales. Tout cela ne règle pas non plus le problème de l’utilisateur pas encore habitué à l’achat sur Facebook. Celui-ci risque aussi de se lasser de polluer ses amis avec des recommandations de produits en échange de monnaie virtuelle. Si le fcommerce semble être l’inévitable virage de Facebook en 2011, certains éléments du rouage restent encore à être mis en place.

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