Vous avez rate le MDexpo e-retail?

mdexpo e-retail 2011

mdexpo eretail 2011


Cette semaine, j’ai assisté aux conférences du salon MD-Expo, un événement incontournable réunissant tous les professionnels autour de la problématique du marketing direct.


Parmi les nombreuses interventions, j’ai décidé de vous en relayer une qui rassemblait des acteurs majeurs dans le domaine :


- Katia Hersard, Responsable marketing de La Fnac
- Georges-Edouard Dias, PDG de L’Oréal
- Nicolas Petit, Responsable Marketing chez Microsoft


Un beau gratin n’est ce pas ?


Le thème de la conférence : Révolution ou maîtrise de l’évolution ?


L’arrivée du digital a été pour les marques une évolution majeure en matière de communication, libérant ainsi des contraintes de solutions traditionnelles en unic selling. Aujourd’hui sur la toile, c’est plus de 28 millions d’internautes français qui achètent en ligne. La transition est belle est bien faite des deux côtés, annonceurs et consommateurs. La manière d’acheter en ligne a évoluée autant que sa notoriété. Les conseils, les commentaires, les avis sur les produits sont autant d’éléments qui sont inscrits dans l’ère du temps. Les acteurs de la chaine de distribution sont devenus des « consomacteurs ». Cette nouvelle réalité donne de nouvelles perspectives en stratégie de communication pour les marques. Pour ces dernières, ce qui prime le plus c’est la gestion de contenu, le brand content. Pour optimiser leur image, les marques multiplient le développement de nouvelles opportunités qui répondent au mieux aux besoins de leurs consommateurs. Lorsque les études indiquent qu’il y a plus d’internautes que de télénautes aux Etats-Unis, il y a de quoi se poser des questions sur la pertinence de ce media. Le tout n’est pas d’y aller tête baissée pour les marques, mais bien d’assurer une constance et une complémentarité du message à travers les canaux utilisés. Cette formule a permis de redessiner le paysage global du marché et a entrainée un changement radical en matière de consommation des médias. On constate par exemple, l’importance de la notion d’interactivité. Microsoft, avec sa plateforme de salon, la Kinect correspond parfaitement à ce nouveau model. Cette console « d’interactions » a bouleversée le secteur des jeux vidéo en ciblant des consommateurs totalement différents. On est loin de la configuration classique d’il y a dix ans qui consistait à transposer le offline au online.
Malgré toutes ces mutations, internet reste un média encore sous investi par les marques (loin devant la tv). Pour placer le consommateur au centre de la stratégie des marques, il faut encore savoir détecter les opportunités correspondantes au marché. Un consommateur ne dira jamais de lui-même ce qu’il souhaite pour le futur. C’est à la marque d’aller chercher de la donnée. On assiste de plus en plus à des associations entre la marque et son consommateur pour concevoir une offre sur un produit ou service. Le digital permet de rendre le « consomacteur » créatif. Il ne faut pas l’oublier, aujourd’hui c’est le marketeur qui apprend auprès des consommateurs. Ceux-la sont parfois même plus créatifs que les plus grandes agences parisiennes. Ajoutons aussi qu’in fine, si le consommateur est satisfait de ce que lui propose la marque, alors, il sera fidélisé pour plusieurs années, et deviendra peut être un ambassadeur de la marque. Certains clients amoureux de leurs enseignes, n’hésitent pas à créer des plateformes (comme des fan pages) pour vanter les mérites de la marque et la défendre contre toute nuisance extérieure. Pour en arriver là, il y a quand même quelques étapes à franchir. Tout d’abord, la marque doit avoir un « adn » bien marqué. Ensuite, elle doit raconter une histoire qui correspond à quelque chose de censé. Une marque qui créer une Fan Page Facebook et qui n’a rien à raconter n’est d’aucune utilité. Certaines identités sont tellement fortes, que les experts affirment que la marque n’appartient plus à la marque mais aux consommateurs. Nicolas Petit de chez Microsoft, prenait l’exemple de MSN qui à chaque mise à jour était soumis à la pression positive ou négative de ses utilisateurs. Au point que Microsoft ne le contrôle plus. Du côté de chez L’Oréal, on retrouve un phénomène différent, le groupe participe à lui tout seul à la notoriété de chaque sous marques sans pour autant imposer son image et son histoire. Ce qu’il faut retenir en somme, c’est que le consommateur doit vivre une expérience unique avec sa marque qui doit aller jusqu’à théâtraliser sa relation sur tous les canaux.

Si vous aimez, partagez!

Articles lies:



Laisser un commentaire